Nous venons de rentrer… Avec la crainte d’un gel cette nuit, nous avons préféré ne pas prendre de chance. Surtout ces pauvres tomates, qui ont déjà effleuré une froide finalité il y a quelques semaines… non, décidément, il n’était pas question de simplement se croiser les doigts. Alors, ces centaines de tomates, de piments, de concombres, et de melons transplantés en fin de semaine? Tout les recouvrir, maintenant!
En fait, ça s’est bien passé. Une heure et demi pour étendre une couverture flottante partout, c’est quand même pas mal. Il n’y a que nos patates douces, encore en plateaux, que nous avons rentré dans la maison.
Justement, si je peux me permettre de radoter un peu à leur sujet…

À la base, la patate douce est une plante tropicale. Soit dit en passant, elle n’a aucun rapport avec la patate traditionnelle. Elle n’est même pas un tubercule — c’est un élargissement de racine que l’on consomme. En tout cas, c’est Catherine et Jean-Pierre qui sont allé chercher quelques kilos de patates douces, chez un spécialiste (Ken Allan), à Kingston, en avril. C’est drôle d’imaginer qu’il pourrait y avoir un expert de patates douces, mais sans farces, c’est un véritable génie sur le sujet — ayant déjà consulter son livre dédié à cette racine, il connait vraiment son affaire. Notre défi c’était de les faire germiner. C’était pas évident! C’est plus facile avec quelques patates dans le fond d’une armoire, croyez moi. Sur ces quelques kilos, nous avons environ 24 plants à transplanter, ce qui est loin de notre objectif de 240. Alors, si par chance nous parvenons à récolter quelques patates douces, je vous demanderai de les savourer!
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