Du porc du porc de bord en bord

La fin de semaine dernière nous avons fait la grande expérience d’abattre et de préparer la viande des deux cochons élevés pendant l’été. Ouf!

Je me suis tenue assez loin au moment de l’abattage — Joël avait l’aide d’un ami et de son frère Nicolas et je pense sincèrement que d’autres personnes autour auraient juste fait accroître leur niveau de stress. J’ai bien essayé (à distance) de jauger le stress des cochons par exemple, et je suis heureuse de rapporter que j’en ai pas détecter.

En soirée samedi donc, le pire était fait, mais le travail devait se poursuivre longtemps après la tombée du jour. Les gars se sont installées des lampes d’halogène pour continuer le boulot, et pour nous, témoins de la scène, il y avait quelque chose de surréel de les voir dans l’abri au fond du jardin, éclairés à contre-jour comme si c’était une crèche de Noël. Il y avait sans doute beaucoup de tendresse dans leur façon de faire et d’être, mais pas dans l’image des carcasses accrochées.

Dimanche matin donc, nous avions environ 200 livres de porc à découper, nettoyer, et emballer. Toutes les mains disponibles étaient mises à l’œuvre, mêmes celles de la quasi-végétarienne de la famille, c’est-à-dire moi.

Tant de viande! De la viande partout, empilée sur toutes les surfaces, sur les mains, sur les couteaux… il n’y avait pas d’endroit où se cacher. Bon bien, allons-y tant qu’à faire! Les autres ont voulu m’épargner du pire, alors j’ai hérité du travail d’emballage.

Joël a vaillamment tenu à faire l’expérience au complet, et il a maintenu un bon rythme de travail (et sa bonne humeur!) tout au long. Le résultat en terme de boucherie n’est peut-être pas d’une grande finesse, ni même d’une toute petite finesse, mais nous avons maintenant des congélateurs remplis de viande que nous avons élevé et apprêté nous mêmes.

Conclusion de l’expérience: c’est tout à fait faisable!

One Comment on "Du porc du porc de bord en bord"

  1. Bonjour ! N’oubliez pas de garder le sang de la saignée. Sûrement dans votre coin, il y a un boucher ou un vieux qui sait faire ça «saigneur» de cochon. Si vous ne faites pas de boudin frais (habituellement, l’abattage est une fête, on cuisine rapidement le moorceaux qui ne se congèlent pas : sang, tête (tête en fromage), on lave les boyeaux (pour le saucisson et saucisses), pour nourrir les personnes venues aider et les amis qui se joignent au groupe plus tard.
    Le coeur, les rognons… tout se mange chez un cochon ! Mais très important si vous ne fairtes pas de boudin frais. Pensez à congeler le sang dans des contenants de 1 litre. Vous pourrez faire du boudin l’hiver. SOURIS : L,odeur du sang éloigne TOUS les mammifères. Ce sera parfait au printemps pour éloigner les petits rongeurs qui veulent grignoter les semis hâtifs que vous mettrez dehors à l’acclimatation. Décongeler, verser dans 2 arrosoirs que vous remplirez d’eau. Attention que ça ne mousse pas. L’odeur est tenace sur les mains et les vêtements. Allez bon semis et bonne saison.

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